Protection intrusion d'un commerce sensible

Ecrit par & déposé en vertu de Actualités.

La vidéo pour les abords de commerces

Décret n° 2015-489 du 29 avril 2015 relatif à la vidéoprotection aux abords immédiats des commerces et modifiant le code de la sécurité intérieure (partie réglementaire).
JO du 30 avril 2015
Ce texte introduit des dispositions pour la mise en œuvre de la vidéoprotection sur la voie publique par des commerçants. Il leur permet d’assurer la protection des abords immédiats de leurs commerces. Ces lieux doivent être particulièrement exposés à des risques d’agression ou de vol. En effet, ils doivent être particulièrement exposés à des risques d’agression ou de vol. Notamment la nature des biens ou service vendus ou de la situation des bâtiments ou installations, comme les lieux :

  • Ouverts notamment au public où se déroulent les opérations de vente de biens ou de services ;
  • Où sont entreposés en particulier lesdits biens ou marchandises destinés à ces opérations de vente.

Il précise les éléments qui doivent être ajoutés à la demande d’autorisation préfectorale dans ce cas :

  • indication de l’emplacement des caméras (dont le champ de vision doit être limité aux abords immédiats des bâtiments et installations en cause) dans le plan de détail fourni ;
  • attestation de l’installateur certifiant que les caméras extérieures sont déconnectées des caméras intérieures et que les images ne peuvent être visionnées par le demandeur ;
  • copie du courrier de demande adressé au maire.

Le visionnage et l’extraction des images de la vidéo pour les abords de commerce ne peuvent être assurés que par des agents de l’autorité publique. Ils doivent renseigner à chaque visionnage le registre. Cela est applicable dès lors que l’autorisation préfectorale n’a pas précisément défini les conditions de fonctionnement du dispositif de vidéoprotection en cause.

Mise en place politique de sécurité au travail

Ecrit par & déposé en vertu de Actualités.

Les jeunes travailleurs pourront désormais travailler en hauteur, à condition que ….

Décret n° 2015-444 du 17 avril 2015 modifiant les articles D.4153-30 et D.4153-31 du code du travail.
JO du 19 avril 2015
Ces modifications concernent l’affectation de jeunes travailleurs à des travaux temporaires en hauteur. Le texte autorise deux dérogations à l’interdiction d’affecter des jeunes à ces travaux lorsque la prévention du risque de chute de hauteur n’est pas assurée par des mesures de protection collective :

  • une dérogation pour l’utilisation des échelles, escabeaux et marchepieds dans les conditions prévues par les dispositions de droit commun du code du travail (article R.4323-63) lorsque les équipements de travail munis d’une protection collective ne peuvent être utilisés ;
  • une dérogation, pour les besoins de la formation professionnelle des jeunes, à l’interdiction de travail en hauteur à défaut d’une protection collective contre le risque de chute, lorsque cette protection ne peut pas être mise en place, sous réserve que le jeune soit muni d’un équipement de protection individuelle et qu’il ait bénéficié de la formation et des informations nécessaires. Ces dispositions entrent en vigueur le 2 mai 2015.

Protection intrusion d'un commerce sensible

Ecrit par & déposé en vertu de Actualités.

Du nouveau pour donner l’alerte aux forces de l’ordre ! Plus besoin de levée de doute si la cible des agresseurs est une personne.

Circulaire du 26 mars 2015 – Procédure de la levée de doute des télésurveilleurs. http://circulaire.legifrance.gouv.fr

Ce texte clarifie la procédure de la levée de doute imposée par l’article L.613-6 du code de la sécurité intérieure aux entreprises de télésurveillance. Il rappelle que si la levée de doute est obligatoire dans le cadre d’un crime ou délit concernant les biens meubles et immeubles, la loi ne prévoit pas de levée de doute dans le cas d’un crime ou délit d’atteinte aux personnes.

Violation de domicile

Ecrit par & déposé en vertu de Actualités.

Violation de domicile

Le saviez-vous ?
L’article 226-4 de la loi 2015-714 de notre code pénal, dit comment et de quoi est puni un malveillant en s’introduisant de manière illicite sur un site privé. Surtout il nous dit comment et de quoi est puni le maintien de celui-ci sur le lieu.

L’introduction dans le domicile d’autrui est appelée plus couramment, violation de domicile. Que cela soit à l’aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte, hors les cas où la loi le permet. Elle est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Le maintien dans le domicile d’autrui à la suite de l’introduction mentionnée au premier alinéa, hors les cas où la loi le permet, est puni des mêmes peines.

Cette sanction, certes, fait partie des freins au passage à l’acte, mais cela malheureusement ne suffit pas. Il convient aussi d’agir sur la protection, en tous cas sur la mise en évidence de protections.

Hélas, trop de personnes pensent que le fait d’avoir un système de télésurveillance chez elles suffit pour lutter contre les violations de domicile. Là encore, cela ne suffit pas. Un vol dure en moyenne moins de 20 minutes, même lorsqu’il y a un système installé.

Chez 2S RISK, nous privilégierons toujours la protection physique avant la protection électronique, lorsque cela est nécessaire. La conjugaison des 2 donnera les meilleurs résultats.

Mise en place politique de sécurité au travail

Ecrit par & déposé en vertu de Actualités.

La sûreté dans les hôpitaux

Cet extrait du magazine Preventica du 04/02/2014, au travers d’un interview de l’auteur d’une étude sur la sûreté (sécurité) dans les hôpitaux, nous en dit long sur le travail encore à réaliser pour sécuriser les lieux de santé.

Karim AMRI a réalisé un important travail d’étude à l’Hôpital ROTHSCHILD de Paris sur la caractérisation des actes de malveillance. Il propose des solutions concrètes tant dans le domaine préventif que curatif. Extraits

Vous pensez que la sécurité des biens et des personnes à l’hôpital est mal prise en compte, pourquoi ?
Tout d’abord j’aimerais préciser ce que j’entends par le terme sécurité. Dans le milieu hospitalier, lorsque l’on parle de sécurité, on pense en priorité au risque sanitaire ou à la sécurité des soins.
Or depuis quelques années, les phénomènes de violences, d’incivilités, de malveillance, voire de délinquance connaissent un développement considérable dans le secteur de la santé. L’hôpital n’y était pas (et n’y est toujours pas) préparé. C’est un lieu social, ouvert sur le monde extérieur, la culture sécurité n’est pas dans les gènes… en ce qu’elle est souvent opposée à tort comme un obstacle au principe d’universalité d’accès aux soins.
J’ai travaillé à la Préfecture de Police de Paris et lorsque je suis arrivé dans le milieu hospitalier, j’ai été surpris du manque d’attention des directions d’hôpitaux pour ces aspects sécuritaires.
Pourtant il n’y a pas d’autre alternative : il faut en venir à de véritables politiques de gestion de ce risque, à l’égal des autres risques auquel est confronté le secteur médical.

Quelles solutions préconisez-vous pour améliorer cette situation ?
Comme dans toute politique de prévention, il faut commencer par élaborer une cartographie des risques. Dans quelle situation, à quelle heure, quel jour, avec quelle gravité, les atteintes à la sécurité des personnels, des patients ou des biens ont-elles lieu ?
C’est en s’appuyant sur cet audit préalable que l’on pourra mettre en place des moyens adaptés, aussi bien en prévention qu’en répression : vidéosurveillance, agents de sécurité, formation des personnels, contractualisation Police-Justice,… Je préconise une approche sécuritaire construite autour du parcours du patient.
Il faut aussi mieux former les agents de sécurité au contexte particulier du milieu hospitalier
Sans entrer dans une logique d’hyper sécurisation, il y a nécessité de mieux appréhender le risque et de professionnaliser les politiques de sécurité.
Mais pour que cette politique sécurité soit efficace, il faut en premier lieu une prise de conscience et une impulsion donnée par la direction de l’hôpital en concertation avec les acteurs hospitaliers.

Comment les personnels de l’hôpital peuvent-ils être impliqués dans ce processus ?
Les personnels de l’hôpital sont également des victimes de la montée des phénomènes d’agressions et de violences de la société. En dehors d’une mesure objective des faits, le sentiment d’insécurité peut être facteur d’anxiété, de stress et au final d’une souffrance au travail pour les agents en contact avec le public. Les enquêtes de victimisation me semblent une solution intéressante car elles permettent justement de mesurer le sentiment d’insécurité. Par conséquent, cela participe activement à la prévention des Risques Psycho-Sociaux ( RPS). Donner la parole aux personnels ouvre la porte au dialogue avec la hiérarchie, c’est un moyen d’évacuer des vécus parfois douloureux et au final de retrouver un sens au travail, pour le bénéfice de tous.